De nos jours

De nos jours, les innovations médicales font parties de notre quotidien, elles sucitent beaucoup de débats, mais posent aussi beaucoup de questions auxquelles on ne peut parfois pas répondre, à cause d'une méconnaissance et d'une désinformation des médias sur ces nouvelles formes de médecines. Ces innovations médicales nécessitent donc une législation et on peut se demander quelle place l'Etat leur laisse-t-elle dans la société. Ainsi, des tensions entre la communauté scientifique et l'Etat se créent. De nos jours les médecines innovantes provoquent de nombreux débats, et font preuve d'une législation accrue. Vous pourrez découvrir certaines de ces manifestations scientifiques dans cet article.

I.Les dangers de la nanotechnologie dans la médecine :  

 

De nombreuses polémiques se retournent envers la nanotechnologie, doit on l'arrêter ? Demandé par le gouvernement en application des engagements du Grenelle  de l'Environnement, le débat public sur les options générales en matières de développement et de régulation des Nanotechnologies ont organisés diverses réunion qui se sont prolongés jusqu'au 24 février 2010. 

 

 

                                                           Source:   Nanotechnologie, santé et environnement-Verdura

 Voila ce qu'ils auront retenus, ils défendent l'idée du progrès considérables pour des médicaments et en général pour le monde médicale mais aussi technologique, mais les inquiétudes des associations quant à la toxicité encore méconnue des nanoparticules et à la diffusion déjà importante des nanomédicaments sur le marché (30 produits déjà commercialisés), renvoient au sentiment d'insécurité que partage une grande partie des gens de la réunion. Les associations insistent nottament sur le manque de moyen et de méthode aujourd'hui pour déterminer la toxicité des nanoparticules, sur l'incapacité de dégager une vrai balance           

" bénéfices-risques". Elles regrettent enfin des budgets très faibles alloués à la recherche dans ce domaine ( 1 à 3 % du budget nanotech). 

Des chercheurs américains ont mis en évidence les dangers des nanoparticules (présentes notamment dans des crèmes solaires) pour les voies respiratoires. Leurs effets seraient comparables à ceux de l'amiante. Malgré les accidents, les technologies (même hautement dangereuses) ont prouvé leur efficacité sur le long terme ainsi que leurs limites. Elles sauvent plus de monde qu'elles n'en tuent.

Les risques sanitaires inhérent à ces technologies seront donc naturellement pris en compte par les applications médicales. 

Quelles regards portent les citoyens sur cette nouvelle espèce encore méconnus pour beaucoup d'entre nous ? Savent ils vraiment définir cette innovation ? 

 

II.La nanoscience et les citoyens:


D'après des études américaines, les citoyens Francais seraient dans l'incapacité de formuler des réponses claires aux questions simples que l'on peut se poser sur la nanoscience. Ces études remettent en cause l'information délivrée aux citoyens sur la science en général, et plus particuliérement sur la nanoscience. Car s'ils connaissent succintement les bienfaits de cette innovation médicale, ils sont loin de s'imaginer clairement les dangers qu'elle peut sussiter. Une étude du CNS de l'université de l'Arizona, publiée en 2010, montre que les personnes ayant déjà entendu parler des nanotechnologies étaient plus enclintes, à nuancer leur propos sur ses bienfaits et ses limites. Alors que les personnes, pour qui le sujet était nouveau, leurs réponses furent catégoriques: il ne fallait pas tenter d'exposer la population aux risques des nanotechnologies.
  Les citoyens au cours du temps, ont imaginé la possibilité d'un scénario catastrophe: La grey goo. Ce scénario mettrait en scéne des nanotechnologie qui seraient capable de se démultiplié par milliers,millions,... . Et nous meneraient tout droit à la fin du monde. En effet, dans son livre Engines of Creations ( 1986), Eric Drexler montre que une molécule de nanotechonologie serait capable d'avoir une exponention infinie et pourrait en quelques jours, avoir une masse supérieure au Soleil, et détruiraient tout sur son passage: batiments, la race humaine... Ce scénario catastrophe est bien sure, une fin tres peu probable pour l'humanité, mais ils faut savoir prendre en compte tous les facteurs, et être extremement prévoyants. De même, les chercheurs qui se montrent tres enthousiastes par ce monde pleins de promesses, restent des citoyens qui s'interrogent et s'inquietent sur l'utilisation massive des nanotechnologie pour les organismes vivants, et l'environnement.

  "Imagine such a replicator floating in a bottle of chemicals, making copies of itself…the first replicator assembles a copy in one thousand seconds, the two replicators then build two more in the next thousand seconds, the four build another four, and the eight build another eight. At the end of ten hours, there are not thirty-six new replicators, but over 68 billion. In less than a day, they would weigh a ton; in less than two days, they would outweigh the Earth; in another four hours, they would exceed the mass of the Sun and all the planets combined — if the bottle of chemicals hadn't run dry long before."

Eric Drexler, Engines of Creation, chapitre 4.

 

 

source:Image fantaisiste de nano-objet, accrochés aux globules rouges.

 

Une collaboration entre les cellules souches et la nanotechnologie:

Grâce aux chercheurs en thérapie cellulaire et en nanoscience, un biomatériau a vu le jour. Les caractéristiques de ce biomatériau sont de completé la fonction de la thérapie cellulaire, en effet, les cellules souches permettent de créer de nouvelles cellules et d'en régénérer d'autres. Mais la thérapie cellulaire ne peut programmer ni sa croissance, ni sa prolifération. Cette collaboration va permettre d'améliorer la greffe  des cellules souches et donc d'accélérer la régénération des organes.

III.La perception de la thérapie cellulaire dans notre société:

La thérapie cellulaire est évidemment une médecine innovante, et comme nous l’avons abordé dans la sous-partie qui lui est consacré, elle suscite débats éthiques et divergences d’opinions, principalement sur l’utilisation que l’on peut faire de l’embryon humain pour permettre à la rechercher d’avancer. En effet, les recherches sur l’embryon et sur les cellules souches embryonnaires sont emblématiques des débats de bioéthiques actuels dans nos sociétés occidentales. Les recherches sur les cellules souches embryonnaires mettent en jeu le statut d’embryon car il en est la source, sachant que le prélèvement de cellule ES en induit la destruction. Une série d'interrogations sur le statut de l’embryon et le degré de protection dont il devrait bénéficier en découle.

 

A) Législation et économie

a_ Législation

 

soucre : www.agence-biomedecine.fr

En France, la loi de bioéthique est claire : "la recherche sur l'embryon humain est interdite". Mais elle autorisée "à titre exceptionnel". C'est l'Agence de Biomédecine qui autorise, par des dérogations temporaires, certaines recherches, qui doivent s'effectuer sur des embryons surnuméraires sans projet parental. Et ces recherches ne sont autorisées que si elles peuvent permettent "des progrès thérapeutiques majeurs". Un exemple de ces dérogations temporaires : la loi de bioéthique du 6 août 2004, qui permet, pour cinq ans, la réalisation de recherches à finalité thérapeutique dans des conditions extrêmement contrôlées. Les chercheurs autorisés peuvent travailler à partir d’embryons surnuméraires conçus dans le cadre d'une fécondation in vitro, que les parents choisissent de céder à la recherche.

Ces travaux de recherche sont strictement encadrés par l’Agence de la biomédecine qui s’assure à chaque étape de leur conformité avec le cadre légal et les règles éthiques.

Voici les termes du décret officiel autorisant ces recherches :

Décret n° 2006-121 du 6 février 2006 relatif à la recherche sur l'embryon et sur les cellules embryonnaires et modifiant le code de la santé publique (dispositions réglementaires) :

Ce décret précise que, par dérogation et pour une période limitée à cinq ans à partir du présent décret, « les recherches peuvent être autorisées sur l'embryon et les cellules embryonnaires lorsqu'elles sont susceptibles de permettre des progrès thérapeutiques majeurs et à la condition de ne pouvoir être poursuivies par une méthode alternative d'efficacité comparable, en l'état des connaissances scientifiques ».

Ce décret permet aux chercheurs de créer et de travailler sur des lignées de cellules souches embryonnaires humaines issues d’embryons surnuméraires conçus in vitro dans le cadre d’une assistance médicale à la procréation sur le territoire français et sur des lignées de cellules importées de pays étrangers et créées dans les mêmes conditions.

Il faut distinguer trois cas :

- Embryons surnuméraires ne faisant plus l’objet de projet parental : les parents doivent consentir par écrit au don de l’embryon à des fins de recherche, sans contrepartie financière. Ce consentement, donné une première fois, doit être renouvelé à l’issue d’un délai de réflexion de trois mois.

- Embryons dont l’état ne permet pas la réimplantation ou la conservation à des fins de grossesse, sous réserve de l’autorisation des parents.

- Embryons porteurs de l’anomalie recherchée dans le cadre d’un diagnostic préimplantatoire (DPI)*, sous réserve d’autorisation du couple parental.

Une chose est sûre, clonages reproductifs et thérapeutiques sont strictement interdits en France. Les problèmes éthiques liés à la provenance des embryons sont à l'origine de la réticence de la France à autoriser les recherches sur le clonage thérapeutique. Le Comité Consultatif National d'éthique (CCNE) est l'organisme indépendant chargé depuis 1983 de répondre aux problèmes éthiques soulevés par les avancées de la biologie et de la médecine.

Qu'en est-il des autres pays ?

La position réglementaire de la recherche sur les cellules souches varie d’un pays à l’autre.

Tous les pays ont ratifié la Convention pour les droits de l'homme, qui interdit le clonage reproductif d'êtres humains. En revanche, Certains pays (Australie, Belgique, Chine, Espagne, Inde, Israël, Japon, Royaume-Uni, Russie, Suède, Taïwan et Corée du Sud) ont adopté une politique permissive en matière de recherche sur les cellules souches humaines (recherche autorisée, clonage thérapeutique autorisé). La France fait partie d’un groupe de pays comprenant l’Afrique du Sud, le Brésil, le Canada, la Norvège, les Pays-Bas, la Suisse et les Etats-Unis (depuis l’arrivée à la présidence d’Obama) qui ont opté pour un régime flexible (recherche autorisée, clonage interdit). L’Allemagne, l’Autriche, l’Irlande, l’Italie et la Pologne ont choisi une politique restrictive (recherche limitée, clonage interdit).

en marron foncé : politique permissive (recherche autorisée, clonage thérapeutique autorisé)

en marron clair : régime flexible (recherche autorisée, clonage interdit)

en jaune : politique restrictive (recherche limitée, clonage interdit), ou états ne s'étant pas prononcés

En France, les deux agences encadrant la recherche non clinique, les essais cliniques et l’approbation des produits de thérapie cellulaire sont l’Afssaps et l’Agence de la biomédecine. L’Agence de la biomédecine attribue les autorisations de recherche sur les cellules souches embryonnaires humaines (CSE) pour cinq ans. Les autorisations d’essais cliniques sont délivrées par l’Afssaps (230 demandes ont été accordées de 1996 à 2007 (60% utilisant des cellules souches hématopoïétiques), l’autorisation de mise sur le marché national est également donnée par l’Afssaps.

Mais d’ici fin 2012, les législations des différents pays européens devront être harmonisées. La première autorisation européenne pour un produit de thérapie cellulaire (ChondroCelect (destiné à réparer les cartilages du genou) vient d’être délivrée par l’Agence européenne du médicament (EMEA). De plus il faut signler la mise en œuvre du règlement européen « Médicaments de thérapie innovante ».

b_ Economie

Quel est le marché de la thérapie cellulaire ?

Le marché des produits de thérapie cellulaire est encore émergent (3 % du marché mondial de la médecine régénératrice) soit 100 millions de dollars.

Seuls quelques essais de phase III sont en cours, suggérant que peu de produits de thérapie cellulaire seront disponibles à court terme.

Cependant, les potentiels thérapeutiques des nombreux produits à base de cellules souches en développement devraient favoriser la croissance de ce marché (+ 44 % d’ici 2012).

 

En France, le secteur industriel de la thérapie cellulaire est toujours à un stade très précoce (environ une dizaine de sociétés). Le Dr Marc Peschanski, Directeur scientifique IStem, nous parle de la situation actuelle française : « Les équipes françaises de recherche académique sont encore dispersées au niveau national. L’Ile-de-France regroupe le plus grand nombre de laboratoires de recherche suivi par Nantes, Tours, Lille, Strasbourg, Besançon, Lyon, Nice, Marseille, Montpellier, Toulouse et Bordeaux. Nous sommes dans une situation complexe et difficile par rapport à la compétition internationale du fait de la lourdeur réglementaire et des difficultés à trouver des ressources financières pour développer des nouveaux travaux alors que la France est clairement un pays avec une recherche académique de haut niveau. Les équipes ont souvent privilégié une recherche appliquée en tissant des liens avec des acteurs industriels »

 source : www.dynamique-mag.com

En effet, il n’existe pas pour l’instant de politique publique de financement stratégiquement dédié à ce type de recherches. Les premiers projets de recherches sur les cellules ES ont débuté dès le printemps 2005. Ils bénéficient soit de financements récurrents ou ponctuels des organismes de recherches, d’agences, soit de financements spécifiques, communautaires, régionaux ou caritatifs.

L’Inserm et le ministère de la Recherche ont dans le passé financé des actions sur les biothérapies impliquant les cellules souches adultes. L’Inserm estime à environ 15 M€ le soutien annuel qu’il apporte à ce secteur. L’Association française contre les myopathies a consacré depuis 2002 plus de 2 M€ aux financements de structures et recherches dédiées aux cellules souches à Paris, Évry ou Montpellier, en plus de son appel d’offres récurrent, qui s’élevait à plus de 12 M€ en 2005. D’autres fondations, associations ou partenariats divers financent éventuellement ces recherches, en fonction de leurs priorités respectives. La vue d’ensemble de ces financements est donc difficile, mais cela ne constitue pas une politique nationale.

 

Les cellules souches, objet d’enjeux économiques au niveau mondial

Pays            Millions d’US$

Australie                      20

Canada                        32

Chine                        10-15

France                         15

Allemagne                    15

Israël                            5

Japon                          15

Singapour                  40-45

Corée du Sud               25

Suède                         15

Suisse                         5

États-Unis            566 (24,3)*

Royaume-Uni              25

Budget accordé à la recherche sur les cellules souches

Comme tout autre secteur porteur d’innovation, la recherche sur les cellules souches représente un enjeu de compétitivité économique entre les États. Il en va de l’attractivité de ces pays pour les entreprises, de la valorisation des produits et des scientifiques, ainsi que de leur circulation d’un pays à l’autre. L’ensemble du marché des cellules souches est estimé à 15 Md US$. Les firmes pharmaceutiques cherchent à se positionner dans le développement futur du marché thérapeutique (Didier Hoch, Président français du Comité Biotech du LEEM explique : « Nous souhaitons profiter de la dynamique offerte par les avancées récentes sur les iPS et dans lesquelles nous avons un savoir-faire. Un programme, comme le grand emprunt national, devrait nous permettre de créer une plateforme industrielle compétitive autour des cellules souches iPS. Cette technologie pourrait conduire à terme à une filière économique complète : ingénierie cellulaire, différentiation et production à grande échelle sous standard de bonnes pratiques de fabrication, recherche clinique et enfin application thérapeutique. »).Pour ce faire, elles cherchent à participer au débat en défendant la brevetabilité de ces futures thérapies, d’autant qu’elles seront susceptibles d’entrer en concurrence avec d’autres, plus traditionnelles, dont elles détiennent les brevets. Un meeting tenu ce printemps 2006 à Londres (The European Stem Cells and Regenerative Medicine Congress) a été l’occasion de prévisions d’analystes : le marché global des cellules souches aurait été de 2,2 Md US$ en 2005, avec un potentiel développement de 10 Md US$ d’ici 2010. Ces prévisions doivent être prises avec précaution, elles varient d’un rapport à l’autre. Au vu du temps et du coût de la mise au point, et de l’arrivée sur le marché d’un médicament classique, on peut imaginer le changement d’échelle du coût pour ces nouvelles thérapies, avec tous les écueils techniques possibles, sans compter les difficultés réglementaires.

Néanmoins, ces investissements ne cessent de croître, même si le capital risque n’est pas en première ligne, du fait du manque de certitude de ces thérapies. Les petites compagnies de biotechnologies et le secteur académique sont encore les principaux acteurs du développement dans ces technologies, et les secteurs caritatif et public les principaux investisseurs.

B) la thérapie cellulaire à travers la religion

a_ la vision des catholiques

 source : www.drzz.fr

Ci-dessous vous seront présentées les différentes réponses faites par le Magistère de l’Eglise (l'autorité en matière de morale et de foi de l'ensemble des évêques et spécialement du pape, sur les fidèles catholiques) aux problèmes éthiques que posent la thérapie cellulaire.

  • Le premier problème éthique, fondamental, peut être ainsi formulé: “Est-il moralement licite de produire et/ou d’utiliser des embryons humains vivants pour la préparation d’ES?"

La réponse est négative, pour les raisons suivantes:

1. Sur la base d’une analyse biologique complète, l’embryon humain vivant est - à partir de la fusion des gamètes - un sujet humain avec une identité bien définie, qui, dès ce moment-là, commence son propre développement de façon coordonnée, continue et graduelle, de sorte qu’il ne pourra être considéré, à aucun stade ultérieur, comme un simple amas de cellules.

2. Il s’ensuit que, comme “individu humain”, il a droit à sa vie propre ; c’est pourquoi toute intervention qui n’est pas en faveur de l’embryon lui-même constitue un acte qui lèse ce droit.

3. Par conséquent, l’ablation de la masse cellulaire interne (ICM) du blastocyste, qui altère de façon grave et irréparable l’embryon humain, en arrêtant son développement, est un acte gravement immoral et donc gravement illicite.

4. Aucune fin considérée comme bonne, telle l’utilisation de cellules souches qui pourraient en être obtenues pour la préparation d’autres cellules différenciées en vue de traitements thérapeutiques dont on pourrait beaucoup attendre, ne peut justifier une telle intervention. Une fin bonne ne rend pas bonne une action en soi mauvaise.

5. Pour un catholique, cette position est confirmée par le Magistère explicite de l’Église qui, dans l’encyclique Evangelium vitæ - en se référant aussi à l’Instruction Donum vitæ de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi - affirme: “L’Église a toujours enseigné, et enseigne encore, qu’au fruit de la génération humaine, depuis le premier moment de son existence, doit être garanti le respect inconditionnel qui est moralement dû à l’être humain dans sa totalité et dans son unité corporelle et spirituelle : ‘L’être humain doit être respecté et traité comme une personne dès sa conception, et donc dès ce moment on doit lui reconnaître les droits de la personne, parmi lesquels en premier lieu le droit inviolable de tout être innocent à la vie’.

  • Le deuxième problème éthique peut être formulé ainsi: Est-il moralement licite de réaliser le “clonage thérapeutique” à travers la production d’embryons humains et la destruction qui en résulte pour la production d’ES ?

La réponse est négative, pour la raison suivante :

Tout type de clonage thérapeutique qui implique la production d’embryons humains puis leur destruction, en vue d’en obtenir des cellules souches, est illicite, car on revient à la question éthique précédemment exposée, qui ne peut recevoir qu’une réponse négative.

  • Le troisième problème éthique peut être formulé ainsi: Est-il moralement licite d’utiliser les ES et les cellules différenciées qui en proviennent, éventuellement fournies par d’autres chercheurs ou que l’on peut trouver dans le commerce?

La réponse est négative, car au-delà du partage, formel ou non, de l’intention moralement illicite de l’agent principal, dans le cas présent, il y a une coopération matérielle très proche dans la production et la manipulation d’embryons humains de la part des producteurs ou des fournisseurs.

En conclusion, le sérieux et la gravité du problème éthique posé par la volonté d’étendre au domaine de la recherche humaine la production et/ou l’utilisation d’embryons humains, même dans une perspective humanitaire, apparaissent comme évidents.

Le fait, désormais vérifié, qu’il est possible d’utiliser des cellules souches adultes pour atteindre les finalités auxquelles on souhaiterait parvenir avec les cellules souches embryonnaires - même s’il faut encore beaucoup de développements ultérieurs dans l’un et l’autre domaines avant d’avoir des résultats clairs et définitifs - indique la première position comme la voie la plus raisonnable et la plus humaine en vue d’un progrès convenable et valable dans ce domaine nouveau qui s’ouvre à la recherche et qui permet d’envisager des applications thérapeutiques prometteuses. Cela représente sans aucun doute une grande espérance pour un bon nombre de personnes qui souffrent.

b_ La vision judaïque

 

source : www.dromadaire.com

Le judaïsme établit une limite temporelle: ce n'est qua partir de quarante jours que l'embryon est considéré comme un humain car il serait 'animé' de la vie par dieu.

c_ La vision musulmane

 

source : fr.wilogo.com

Chez les musulmans, la vie de l’embryon animé par dieu ne commencerait qu'avec l'apparition du bouton embryonnaire (les débats internes à cette religion situent l’animation entre 30 et 120jours).

Ces limites temporelle n’empêche pas qu’avant quelle ne soient atteintes, la vie biologique doivent être respecté.

C) Qu’en pense la population ?

Pour connaître les avis de citoyens comme vous et moi sur l’utilisation de l’embryon, nous avons posé la question suivante sur différents forums :

Faut-il ou ne faut-il pas détruire de la vie pour faire avancer la recherche ?

Voici les diverses réponses recueillies

-il n'y a pas d’âme dans les embryons, ce n'est donc pas détruire une vie, alors il faut laisser les chercheurs avancer.

- un embryon c'est le commencement d'un enfant, c'est donc dur de détruire un futur enfant.

- le fait de devoir détruire une 'vie' fait peur car il n'y a plus de limite à la recherche. Les scientifiques en veulent toujours plus.

- il faut laisser les chercheurs avancer dans leurs recherches car détruire une vie peut en sauver des milliers d'autre.

- le fait de faire des recherches sur l'embryon revient à le matérialiser et à porter atteinte a sa dignité.

- 'détruire' la vie d'un embryon peut être un manque de respect envers les personnes religieuses car c’est remettre en cause leurs croyances et les paroles de dieu.

- l'utilisation des cellules souches embryonnaires devrait être autorisée car tout le monde n'est pas obligé de 'détruire' une vie, le choix reviendrait aux parents, chacun serait donc libre d'exercer cette méthode ou pas pour faire avancer les recherches.

- si l'embryon est 'conçu' in vitro alors le fait de le détruire parait moins grave que s’il avait été conçu in utero.

 

 

   Grâce à cet article, nous avons pu voir les dangers de la nanotechnologie, mais également  la vision que les citoyens ont sur la nanotechnologie. Par la suite, nous avons étudié la perception de la thérapie cellulaire dans notre societé actuelle, et comment la législation et l'économie font partie intégrante de la thérapie cellulaire, et des innvoations médicales en général. De même, les religions et ethnies différentes ont des perceptions divergentes sur les débats des cellules souches. Ainsi, dans le présent, les innnovations médicales qui ont lieu suscitent de nombreuses questions, elles font peur à la société, mais également l'encourage à espérer une vie future plus belle et plus saine.

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